société, environnement, économique de la RDC

17 août 2019

Jacques Tshimbalanga : « Nous demandons aux parents de ne rien verser dans les écoles en attendant les résolutions du forum nati

 

A quelque 14 jours de la rentrée des classes, parents d’élèves et gestionnaires d’établissements ne savent comment va se gérer la question de l’éducation en cette année scolaire 2019-2020. Le chef de l’Etat s’est engagé à garantir la gratuité de l’enseignement fondamental et les deux années du secondaire général dans les écoles publiques comme stipulé dans la Constitution du pays. Une table ronde réunissant tous les partenaires du système éducatif congolais a été convoquée au 12 août pour examiner tous les contours de la mise en œuvre effective de la mesure portant gratuité de l’éducation de base. L’initiative est plombée par des pesanteurs difficiles à identifier alors que les travaux préparatoires ont été bien menés jusque-là. Pour répondre à toutes ces questions, Le Potentiel a interrogé M. Jacques Tshimbalanga, coordonnateur de la Coalition nationale de l’éducation pour tous, CONEPT RDC. Cet acteur de la Société civile du secteur de l’éducation, partie prenante aux travaux préparatoires de ce forum national croit, dur comme fer, que la gratuité est possible dès la prochaine rentrée des classes. Même s’il paraît irréaliste de prendre entièrement la question de la gratuité en une année, il est néanmoins possible de poser les jalons. « Le gouvernement doit sélectionner les différentes charges à impacter dans le collectif budgétaire en cours de préparation pour prendre totalement en charge à partir de l’année 2020 certaines tâches régaliennes (rémunération des enseignants, fonctionnement des écoles, financement des bureaux gestionnaires…) et pondérer d’autres charges en 2021 », suggère Jacques Tshimbalanga.  

En tant que défenseur du droit à l’éducation, la Société civile est prête à accompagner la volonté politique du chef de l’Etat jusqu’à son application, parce que  cela rencontre le cri des enfants, des parents et défenseurs du droit à l’éducation. Cependant, elle invite les parents d’élèves à ne rien verser dans les écoles en attendant que la table ronde sur la gratuité ne rende ses conclusions. Cette table ronde est l’occasion de mettre ensemble tous les partenaires éducatifs pour discuter de la question qui est aujourd’hui névralgique dans la gestion de l’éducation en RDC.

Interview.

Propos recueillis par St Augustin K.

 

TSHIMBALANGA

Gratuité de l’enseignement fondamental est-elle possible au 2 septembre prochain ?

Je sais qu’il y a de doute sur la faisabilité de la gratuité dès la rentrée scolaire 2019-2020. Pour l’année scolaire 2019-2020, c’est possible non parce que c’est un droit garanti par la Constitution mais aussi parce qu’il y a un engagement politique ferme du chef de l’Etat. Et nous pensons que le président de la République a effectivement instruit le gouvernement. Il est vrai que prendre en charge l’entièreté de la question de la gratuité en une seule année, il y aura certainement des problèmes d’ordre budgétaire. Nous pensons que c’est l’occasion quand le pays est en train de préparer le budget 2020, il est possible de réaliser bien des choses. Mais dès à présent, il est question de poser les jalons pour une prise en charge de cette gratuité sur financement interne. Il faut tout simplement cibler des actions clés à mener, notamment se poser de savoir pourquoi les parents payent beaucoup d’argent à l’école de leurs enfants. La réponse est la suivante : les parents contribuent à la rémunération des enseignants, au fonctionnement de l’école et au financement des bureaux gestionnaires. Tout cela constitue une charge régalienne de l’Etat.

 Le gouvernement doit sélectionner les différentes charges à impacter dans le collectif budgétaire en cours de préparation pour les prendre totalement en charge à partir de l’année 2020 et pondérer d’autres charges en 2021.

La gratuité est question de volonté politique, qui manque dans le chef du gouvernement. Le ministre ai. de l’EPSP a initié une circulaire qui supprime quelques frais, sans réel impact à la place d’appliquer la gratuité intégrale.

C’est là que la table ronde ou l’espace politique pour créer un consensus  national autour de la question est importante. Dans la circulaire du ministre, nous avons noté quelques avancées. En supprimant ces frais-là, c’est déjà un pas vers la gratuité. Mais au-delà, il y a un autre pas à marquer, notamment la suppression des frais des évaluations (Tenafep, l’examen d’Etat) qui sont déjà budgétisés. D’autre part, au niveau de l’éducation de base, les parents ne doivent rien payer à cet effet.  On comprend qu’il y ait des difficultés, mais ce qui dérange ce qu’il y a dans ce pays des gens dans l’administration qui ont développé l’économie de la cueillette autour des parents. Pour s’enrichir, il faut aller vers l’éducation et pomper un certain nombre de frais et on se la coule douce. Au moment où nous menons ce combat pour la mise ne œuvre effective de la gratuité, il y a encore des gens qui jouent au protectionnisme qui veulent pérenniser les vieilles méthodes. Ces personnes se recrutent au sein de l’administration publique, au sein de l’administration scolaire, voire parmi les politiciens, notamment les gouverneurs de province qui prennent des arrêtés pour fixer des frais, même au niveau de l’éducation de base, en y insérant une quotité pour le gouverneur, l’administration provinciale, les gestionnaires notamment pour des écoles conventionnées. La mise en application de la gratuité doit bouleverser les mœurs. La population doit rester éveiller pour  décourager ces pêcheurs en eaux troubles.

Elèves

Combien vaut la prise en charge effective de la gratuité ?

La prise en charge effective de la gratuité ne vaut pas moins de  2,9 milliards de dollars américains par an. Le pays a les moyens de mobiliser cet argent. Si dans ce pays, tout le monde reconnaît que nous perdons chaque année au moins 15 milliards de dollars dans la fraude fiscale et els arrangements fiscaux illicites, c’est-à-dire c’est de l’argent qui entre dans les poches des individus. Il est donc possible que si l’Etat s’organise bien. Le prochain gouvernement doit mettre en place la tolérance zéro en ce qui concerne les actes de corruption,  les antivaleurs dans la mobilisation des ressources de l’Etat et mène un combat sans merci contre la corruption des riches. Avec une justice responsable, même sans l’appui extérieur, l’Etat peut mobiliser plus de 12 milliards de dollars américains. Et si on atteint la barre de 12 milliards et que l’Etat consent à affecter 20% de son budget à l’éducation, on aura plus de 2,4 milliards de dollars affectés à l’éducation.

Des ressources ne manquent pas dans ce pays. C’est plutôt la gabegie financière qu’il faut combattre. Une autre possibilité qui s’offre à nous, c’est le développement des ressources alternatives et innovantes.

De quoi sont faites ces ressources alternatives et innovantes ?

 L’état peut accepter de prélever une quotité dans les recettes sur les ressources naturelles,  sur la téléphonie mobile, etc. pour créer un fonds indépendant à investir dans  l'éducation. Avec cela, on ferait un bon mariage entre la gratuité de l’éducation qui promeut l’accès à l’éducation et la qualité des apprentissages.  On sait que l’arrivée de beaucoup d’enfants à l’école va s’accompagner de la détérioration de la qualité, si on n’y prend garde.  La seule manière de protéger la qualité, c’est d’investir dans les intrants pédagogiques pour permettre à ce que l’enseignant ne manque de rien pour appliquer les nouvelles méthodes ; la formation des enseignants soit assurée ; le flux d’enfants, corollaire de la prise en charge de cette gratuité, rencontre une politique de construction des infrastructures scolaires de manière à résorber cette masse d’enfants en dehors de l’école et le ratio enseignant-élève soit maîtrisé. Si on peut investir sur la mobilisation des ressources sur le plan traditionnel d’un côté et de l’autre, l’Etat lutte contre la corruption, cela aura pour effet de booster les recettes de l’Etat. Ce qui va entraîner l’augmentation sensible de la part du budget à affecter à l’éducation comme l’Etat a pris l’engagement d’allouer au moins 23,5% du budget national à l’éducation d’ici à 2020 et si donc on est au-delà de 10 milliards, il est possible de garantir la gratuité de l’éducation fondamentale plus les deux ans du secondaire.

Le gouvernement a convoqué un forum pour la mise ne œuvre de la gratuité annoncé pour le 12 août 2019. Qu’en est-il au juste ?

La Société civile du secteur de l’éducation est impliquée dans la préparation de ce forum. Mais, il ne faut pas que ce gouvernement qui arrive répète les tares que nous avons décriées en multipliant des ratés. Nous avons très bien commencé la préparation avec l’implication de la Présidence de la République, via le conseiller du chef de l’Etat en charge de l’éducation jusqu’au jeudi 15 août. Sans explication, il a cessé de participer aux travaux, avec le ministre ai. De l’EPSP et les émissaires des ministères du Budget et ceux des Finances. La commission préparatoire a apprêté tous les matériaux nécessaires à la tenue de ce forum. Nous avons attendu la date du 12 août prévue pour le lancement des travaux. Grande a été notre surprise, sans communication officielle pour nous signifier que la réunion est reportée sine die ou à telle date ou encore il y a  blocage à tel ou tel autre niveau, on a simplement constaté la disparition de tout ce beau monde.  A ce jour, personne n’a l’information  sur cette question. La présidence de la République qui ale devoir de faire respecter la promesse du chef de l’Etat et doit se prononcer au plus vite sur le début de travaux du forum. Si on ne veut plus de ce forum, on doit avoir le courage de dire à la nation pourquoi on n’en veut plus pour qu’on prenne des dispositions qui s’imposent.

Nous invitons  donc la présidence de la République à s’activer avec le gouvernement pour mettre en place cet espace de dialogue qui va construire un consensus. Ne pas le faire, c’est lancer une année scolaire qui va démarrer avec beaucoup de difficultés. Les enseignants se disent non concernés par ces discussions se plaignent pour avoir été marginalisés dans la préparation de ce forum. Et dans ces conditions, la Société civile demande aux parents de ne rien verser dans les écoles tant que nous n’aurons pas de résolutions de ce forum car, à ses yeux c’est cette table ronde qui donnera la balise et le contenu de ce que va être accepté et porté par tous les partenaires éducatifs. Que les parents ne cèdent pas à aucune tentation de payer quoique ce soit dans les écoles en attendant les résolutions de la table ronde sur la gratuité convoquée par le gouvernement. Il faut que tous les partenaires éducatifs puisent construire un consensus autour de cette question pour que nos enfants et les enseignants arborent le sourire dès le 2 septembre prochain.

 D’autre part, le gouvernement a travaillé avec les enseignants à Bibwa pour produire un protocole d’accord qui doit être signé pour que toutes les parties prenantes s’engagent à fond.

Le 2 septembre, c’est dans quelques jours. N’avez-vous pas initié des démarches pour savoir à quel niveau se situe le blocage à la tenue du forum national ?

Nous estimons qu’il y a eu un déficit de communication qui peut être surmonté. Nous invitons tous les acteurs impliqués dans ce blocage inutile qui risque d’envenimer la situation de se dédouaner et de convoquer rapidement cette table ronde qui est attendue aussi bien par les enseignants que par les parents, mais beaucoup plus par les enfants qui veulent arborer le sourire le 2 septembre prochain en allant à l’école, surtout avec l’engagement du chef de l’Etat à garantir la gratuité de l’éducation fondamentale. Nous, en tant qu’organisation de la Société civile et défenseur du droit à l’éducation, sommes prêts à accompagner cette volonté politique jusqu’à son application. Cela rencontre le cri des enfants, des parents et défenseurs du droit à l’éducation. Cette volonté répond à un besoin de la population. Nous sommes prêts à l’accompagner non seulement par des revendications mais aussi en apportant  notre réflexion. Pour ce faire, nous avons déjà développé une étude importante sur la manière dont l’Etat peut financer de façon alternative l’éducation en promouvant un financement durable, innovant et écologique du point de vue du droit à l’éducation de sorte qu’il y ait plus d’investissement dans l’éducation.

 Et s’il arrivait qu’au 2 septembre cette table ronde sur la gratuité ne se tienne pas, quelle attitude à adopter ?

Nous ne sommes pas négativistes, car nous croyons que le résultat essentiel, forum ou pas, est que les signaux forts engageant dans des changements radicaux pour l’accès des enfants à l’éducation et la mise en œuvre effective de la mesure portant gratuité, soient clairs dès le 2 septembre prochain. C’est d’abord ce résultat qui compte. En même temps, nous croyons que rater la tenue de ce forum, l’Etat gaspillerait beaucoup, parce que cette table ronde est l’occasion de mettre ensemble tous les partenaires éducatifs pour discuter de la question qui  est aujourd’hui névralgique dans la gestion de l’éducation. C’est l’occasion de  développer un consensus national autour de la question. Rater cette occasion, c’est taper à côté, car le mode de gestion de l’éducation dans notre pays est partenarial. Si l’Etat veut fait cavalier seul, en affrontant ce problème seul, il va certainement rencontrer des difficultés. C’est certes le gouvernement mais il ne représente pas à lui seul l’Etat. Il y a aussi les citoyens membres de la communauté nationale, tous ceux qui portent la nation dans leurs cœurs et veulent travailler à la promotion de l’éducation, l’Etat de droit où tout le monde trouve sa place. Nous sommes en train d’encourager le gouvernement à ne pas se détourner de la voie de la tenue de cet espace de dialogue appelé table ronde, peu importe le nom qu’on veuille donner à ces assises. On ne peut pas construire un consensus en faisant cavalier seul, c’est impossible de construire un consensus dans un système où le mode de gestion est partenarial.

TSHIMBALANGA 3

Au niveau de la CONEPT RDC, vous avez initié une pétition sur la gratuité, où en est-on aujourd’hui ?

La pétition en faveur de la mise en œuvre effective de la gratuité de l’éducation de base et la suppression des frais de scolarité non pertinents au niveau de l’enseignement secondaire a déjà récolté 1,5 million signatures. Cela signifie qu’il y a une très forte mobilisation autour de la question de la gratuité. Et les signatures ne sont pas que de Kinshasa, mais aussi du territoire national. Cela signifie aussi que la communauté nationale est mobilisée autour de cette question. Aller en marge de cette volonté, signifie que le gouvernement est en train d’inoculer le venin de frustration parmi la population. Nous sommes en train d’amener le gouvernement à comprendre que la population est engagée derrière cette question. Entamer la mise en œuvre de la gratuité, c’est obtenir le soutien de la population. Ne rien faire pour la mise en œuvre de cette gratuité, c’est s’attirer les foudres de la population qui souffre en silence depuis 27 ans. Nous demandons aux parents de demeurer en veille et surtout de publier ce qu’ils paient à l’école de leurs enfants pour un suivi de la Société civile.

Dans notre contrat social avec l’Etat, en tant que citoyen, nous acceptons de payer les impôts, taxes et redevances à l’Etat qui, à son tour, a le devoir d’organiser pour les citoyens des services sociaux dont l’éducation de nos enfants. Que l’Etat ne nous demande pas de payer à la fois les frais de scolarité de nos enfants dans le secteur public et les impôts, taxes et redevances.

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16 août 2019

Droits de l’Homme : le gouvernement appelé à se prononcer en faveur de recommandations de l’EPU

La 33ème session de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’Homme de mai 2019 à Genève a formulé 267 recommandations à l’attention de la RDC. Ceci dans l’objectif d’améliorer la situation congolaise des droits de l’Homme. Les ONG de la Société civile et le CNDH  qui ont examiné ces recommandations à la faveur d’un atelier tenu à Kinshasa souhaitent que l’État congolais se prononce pour la prise en compte de ces recommandations nécessaires à améliorer effectivement de la situation des droits de l’Homme en RDC.

Nations unies

 

Près de 50 ONG de défense des droits de l’Homme et la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) recommandent au gouvernement de mettre en œuvre les recommandations issues du 3ème cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU formulées le 7 mai 2019, à Genève. Et ce, à l’issue d’un atelier organisé, du 14 au 15 août à Kinshasa, avec l’appui financier du Centre Carter.  Ces recommandations ont été jugées nécessaires à l’amélioration effective de la situation des droits humains en RDC. Les deux structures ont fait cette déclaration commune, au cours du point de presse de restitution de cet atelier organisé au Centre Carter, à Kinshasa/Gombe.

Pour le coordonnateur du Réseau de protection des défenseurs des droits de l’Homme (Reprodev), Me Henri Wembolua, ces ONG se sont approprié ces recommandations issues de l’EPU du 3ème cycle. Aussi demandent-elles au gouvernement de les endosser au cours de la session du Conseil des droits de l’Homme prévue en septembre 2019, à Genève.

 

Me William Baya, représentant de la CNDH, a, pour sa part, relevé que cette commission est «prête à conseiller utilement les institutions compétentes du gouvernement dans la mise en œuvre de ces recommandations jusqu’au prochain cycle de l’EPU».

La Société civile et la CNDH exigent du gouvernement de se prononcer en faveur de toutes les 267 recommandations, notamment celles ayant trait à la ratification des instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme ; au renforcement de la protection des femmes-égalité Genre ; au renforcement de la protection des enfants ; à l’appui institutionnel nécessaire à la CNDH pour permettre à cette institution d’appui à la démocratie de remplir convenablement son mandat ; à l’accélération de la réforme du système judiciaire en vue d’éradiquer les violations des droits de l’Homme en milieu carcéral ; à la désignation d’un Mécanisme national indépendant de prévention de la torture pour lutter contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants souvent perpétrés dans les prisons et autres lieux de détention ; à l’adoption d’une mesure législative de protection des défenseurs des droits de l’Homme ; l’amélioration du système pénitentiaire ; à l’adoption des mesures législatives de protection des libertés de pensée, d’opinion, d’expression et d’association pacifique ; à la parité dans la loi électorale ; à la gratuité de l’enseignement au niveau primaire ; à la reconnaissance et la protection des droits des peuples autochtones ; à l’accélération de l’élaboration et la validation du Plan national de la Stratégie de développement pour l’amélioration du vécu quotidien des Congolais ; au complément de la loi portant criminalisation de la torture et créer le Mécanisme national de prévention de la justice ; à la mise en œuvre le Plan national de la réforme de la justice avec un accent particulier sur l’accès à la justice et l’indépendance du pouvoir judiciaire ; à assurer la réparation pour les victimes de violation des droits de l’Homme et l’adoption d’un cadre législatif favorable à la promotion des libertés publiques et la sécurité des défenseurs des Droits de l’Homme ; à la mise en œuvre la Résolution 1325 avec un accent particulier mis sur la révision de la loi électorale, en ce qui concerne la sanction contre les listes des candidats qui ne tiennent pas compte de la représentation des femmes ; assurer la gratuité de l’enseignement de base dans le secteur public ; à la vulgarisation du Plan national de lutte contre les unions conjugales d’enfants ; à l’adoption des lois pour la mise en œuvre des droits des personnes de catégories vulnérables notamment les albinos, les personnes vivant avec handicap ; à l’intégration des notions des droits de l’Homme dans les enseignements universitaires ; à la facilitation de l’accès des peuples autochtones à la terre et aux services sociaux de base ; l’implication de tous les groupes vulnérables pour la prise des décisions les concernant.

 

Rendez-vous en septembre

       L’Examen périodique universel (EPU) est un mécanisme institué par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour examiner, tous les 4 ans et demi et sous la foi des informations crédibles, la situation des droits de l’Homme dans chacun des 194 États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) dont la RDC fait partie. Depuis son installation, la CNDH s’est engagée à participer étroitement au processus de l’EPU aux côtés du gouvernement de la République et des organisations de la Société civile. C’est dans ce cadre que la CNDH a soumis à l’EPU un rapport alternatif. Puis, la CNDH a participé aux travaux de la 33ème session de l’EPU, session au cours de laquelle les avancées et les défis sur la situation des droits de l’Homme en RDC ont été examinés. À l’issue de cet examen, plusieurs recommandations ont été formulées à la RDC en ce qui concerne, notamment, l’amélioration des droits de l’Homme de manière générale. La RDC va donner sa position sur ces 267 recommandations à lui formuler au cours de la session du Conseil des droits humains de l’ONU qui se tiendra en septembre 2019, à Genève.

 

Augustin K.

 

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Dr Muyembe : « Ebola a désormais un traitement curatif »

 La maladie à virus Ebola n’allongera plus la liste de ses victimes. Le  Comité multisectoriel de la riposte à la maladie à virus Ebola a enregistré des résultats très encourageants. Les scientifiques se permettent même d’affirmer qu’Ebola est désormais une maladie non curable. Grâce aux molécules Mab 114 et Regeneron, Ebola dispose, à ce jour, d’un traitement curatif.

 

Dr Muyembe

Le Comité  multisectoriel de la riposte à la maladie à virus Ebola a organisé, ce jeudi 15 août, une conférence de presse sur les résultats obtenus de l’essai thérapeutique Ebola. A cette occasion, le secrétaire technique du Comité multisectoriel, le professeur Jean-Jacques Muyembe, a annoncé que désormais Ebola a un traitement curatif. Il a également fait remarquer que grâce à l’étude « Pamoja Tulinde Maisha (PALM : Ensemble, sauvons des vies), qui est un essai contrôlé de quatre agents expérimentaux (ZMapp, remdesivir, Mab114 et Regeneron) destinés au traitement des patients atteints de la maladie à virus Ebola, on a pu obtenir ce résultat.

 Selon le scientifique congolais, cette étude demeure la seule capable de fournir des évidences sur l’efficacité thérapeutique d’un médicament.  Elle a reçu l’approbation des comités d’éthique de l’école de santé publique de la RDC et du NIH des Etats-Unis. Cette étude, faut-il noter, a été réalisée dans un contexte extrêmement difficile, fait d’insécurité pour le personnel de l’étude pris souvent en tenaille entre des coups de feu et le travail d’administration thérapeutique sur les malades.

Le professeur Muyembe a fait savoir que cette invention est américano-congolaise.

Représentant le ministre ai. de la Santé publique, Yuma Ramazani, secrétaire général à la Santé, s’est exprimé en ces termes : « Ces molécules viennent redonner de l’espoir au monde entier. La prise en charge a désormais trouvé une solution, à condition que le patient s’amène à temps ».

Dr Sabue Mulangu du Comité multisectoriel a présenté brièvement cette étude. Il a démarré au mois de novembre dernier sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’INRB en collaboration avec le NIH (USA) et quelques ONG humanitaires (ALIMA, MSF). Ceci, dans le cadre de la réponse d’urgence à l’épidémie d’Ebola qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Aux USA, toute une équipe a suivi de près l’évolution du traitement administré aux patients.

A en croire l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en RDC, Mike Hammer, les efforts de la RDC, dans la riposte contre la maladie à virus Ebola, sont incroyables. Pour cette raison, il a appelé tous les agents de la santé à travailler ensemble pour mettre fin à cette épidémie. Le diplomate américain a également souligné que le partenariat USA-RDC travaille à la promotion de la paix et le développement.

Pour rappel, ce virus Ebola découvert depuis 1976 à Yambuku (RDC), est resté pendant près de 4 décennies sans vaccin préventif, ni traitement curatif. Plusieurs groupes de recherche à travers le monde ont mené des études dont l’Institut national de recherche biomédicales (INRB), en collaboration avec l’Institut national de santé des Etats-Unis (NIH). Cette collaboration, a souligné le professeur Muyembe, a abouti au développement d’un anticorps monoclonal dénommé Mab114 (VRC-EBOMAB092-00-AB) isolé à partir d’un sang du survivant de l’épidémie d’Ebola à Kikwit.

Depuis l’épidémie d’Ebola de l’Afrique de l’Ouest en 2014, la plus dévastatrice à ce jour, l’OMS a recommandé l’usage compassionnel des produits encore en cours de développement pour aider à sauver des vies. Ce protocole appliqué sous le sigle de MEURI a été mis en place dès la déclaration de l’épidémie en cours, avec l’usage de quatre produits d’investigation (Mab114, Regeneron, ZMapp et Remdesivir), déterminés comme les plus avancés par un comité d’experts réunis par l’OMS.

Augustin K

                    

 

 

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Investiture du gouvernement : l’Assemblée nationale en session extraordinaire du 19 août au 7 septembre

 

 

A la demande du président de la République, les députés nationaux reprennent le chemin de l’hémicycle à partir du lundi 19 août. Au menu de la session extraordinaire, figurent l’audition du programme et investiture du gouvernement Ilunga Ilunkamba. C’est l’essentiel de la décision rendue ublique ce jeudi 15 août par le bureau de l’Assemblée nationale.

 

Palais du peuple

 Près de sept mois après la prise de fonction par l’actuel président de la République, la nation est sur le point de s’offrir son premier gouvernement d’après-alternance. Cette fois, le ciel semble s’éclaircir au-dessus de Kinshasa. À l’Assemblée nationale, le ton est donné avec cette session extraordinaire convoquée à la demande du président de la République. Par sa lettre datée du 13 août, la présidente de la Chambre basse du Parlement vient, à son tour de convoquer l’Assemblée nationale en session extraordinaire du l9 août au 7 septembre. Deux points figurent à l’ordre du jour, à savoir la validation des pouvoirs et l’audition du programme et investiture du gouvernement qui doit se mettre en place avant cette échéance.

Avec la convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire, tout le monde est unanime que la publication du gouvernement Ilunkamba devient imminente, même si la veille, le chef de l’État a renvoyé à son expéditeur la première mouture  déposée à sa table de travail. Ce sujet a été  très peu commenté dans les allées de la présidence de la République, quand bien même il aurait suscité des commentaires dans tous les sens au sein de la classe politique. C’est notamment au sein de la plateforme « Cap pour le changement (CACH) », où on s’est vite dédouané sur le blocage dans la mise en place du gouvernement. Alors que le Premier ministre a demandé mercredi à la coalition FCC – CACH de retoucher ses listes de candidats ministrables, les alliés du président Tshisekedi se sont dit non concernés par ce renvoi. Selon Jolino Makelele, porte-parole de l’UNC, le parti de Vital Kamerhe, le problème ne se poserait pas au CACH.

Pour rappel, selon l’accord de partage du pouvoir et de répartition des postes ministériels entre le Front commun pour le Congo (FCC) dirigé par Joseph Kabila, l'ancien président, et l’alliance Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi, le gouvernement Ilunga devrait comprendre 65 postes ministériels.

Fort de sa majorité au Parlement et au Sénat, le FCC prendrait le contrôle de 42 fauteuils ministériels contre 23 pour le CACH du président de la République.

Augustin K.

 

 

 

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Gestion de l’industrie extractive : la Cenco s’inquiète

 

La Commission épiscopale pour les ressources naturelles de l’Eglise catholique (CERN/Cenco) a procédé hier jeudi 15 août, à la présentation des rapports d’études menées dans les domaines d’exploitation minière, agricole et environnementale en RDC. Il en ressort, entre autres, la nécessité pour l’Etat de garantir la transparence dans cette industrie, afin que les populations locales bénéficient réellement de ces retombées.

 

CENCO

L’amélioration des conditions socioéconomiques de la population congolaise constitue, entre autres préoccupations, de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). C’est dans ce sens que sa Commission épiscopale pour les ressources naturelles (CERN/Cenco) a publié ce jeudi 15 août des rapports d’études menées dans les secteurs minier, agricole, et environnemental du pays.

Il ressort de ces travaux dont la clôture intervient ce vendredi 16 août à Béatrice Hôtel, à Gombe, la nécessité pour l’Etat de garantir la transparence dans la gestion de l’industrie extractive afin que les populations locales bénéficient effectivement des ressources naturelles du pays.

C’est M. l’abbé N’Shole, secrétaire général de la Cenco, qui a lancé les travaux de cet atelier. A cette occasion, le secrétaire général de la Cenco a dénoncé l’enrichissement illicite de certains acteurs du secteur minier au détriment des milliers de Congolais. Il a  aussi profité de la circonstance pour interpeller le prochain gouvernement pour qu’il veille à ce que l’exploitation des ressources minières qui constituent le socle de l’économie nationale soit faite avec beaucoup plus de moralité.

De son côté, Henri Muhiya Musabate, secrétaire exécutif de la CERN/Cenco, a justifié l’intérêt de ces études en ces termes : « Nous sommes partis du paradoxe entre l’abondance de ressources naturelle du pays et la pauvreté de la population. Mais aussi le fait que l’exploitation des ressources minières ne profite pas à la population. Or, il y a eu une initiative qu’on appelait « Fonds de développement communautaire » qui a permis à ce qu’on ait des infrastructures réalisées. Il a été supprimé », a-t-il fait observer.

Et de poursuivre : « Nous avons estimé qu’il était bon d’examiner la valeur de cette initiative pour savoir si les bonnes pratiques de ce modèle, peuvent profiter à d’autres fonds dégagé par le code minier, à savoir la redevance minière, le 0,3% du chiffre d’affaires et le cahier des charges. Avec le nouveau code minier, on peut voir, si ce modèle-là peut avoir des éléments qui aideront à gérer l’argent qui sera dégagé pour qu’au niveau local ou l’exploitation est organisée, que les communautés puissent en bénéficier », a fait savoir Muhiya Musabate.

S’agissant notamment du domaine agricole, a ajouté le secrétaire exécutif de la CERN/Cenco, « nous avons examiné l’initiative du gouvernement de créer des parcs agro-industriels. Nous avons pris les cas du service national, le parc Bukanga-Lonzo et le CDI Bwamanda. Nous avons estimé recommandable d’appliquer l’initiative du service national et le CDI Bwamanda, car ceux-ci sont respectivement capables de mettre l’homme au centre de toute action et d’accompagner la population l’achat et la revente dans les centres de consommation », a expliqué en substance Muhiya Musabate.

Augustin K.

 

 

 

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15 août 2019

Incidents violents dans le Grand Kivu : 1900 civils tués entre juin 2017 et juin 2019

 

Un rapport publié ce mercredi 14 août, Human Rights Watch et le Groupe d’études sur le Congo notent que le Grand Kivu a subi plus de 3 000 incidents violents, entre juin 2017 et juin 2019. Ces atrocités commis par plus de 130 groupes armés sont à la base des tueries de 1900 civils dans cette partie territoire national.

Milicien du kivu 2

Les atrocités qui sévissent dans la partie Est de la République démocratique du Congo par des groupes armés locaux et étrangers n’ont pas fini de faire parler d’elles.

Pour preuve, les ONG Human Rights Watch et le Groupe d’études sur le Congo, basé à l’Université de New York, ont dénoncé, dans un rapport publié hier mercredi 14 août, « 1 900 cas de civils tués et 3 300 personnes kidnappées » dans le Grand Kivu, en deux ans, soit de la période qui va de juin 2017 à juin 2019.

Dans ce document de 17 pages intitulé « Congo, l’oublié : les chiffres derrière la plus longue crise humanitaire en Afrique », dont Le Potentiel s’est procuré une copie, ces ONG internationales notent que dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, dans l’Est du pays, « Le Baromètre sécuritaire du Kivu (Kivu Security Tracker, KST), projet conjoint de deux organisations, a enregistré plus de 3 000 incidents violents commis par plus de 130 groupes armés ».

Par ailleurs, ce rapport qui a utilisé les résultats de deux premières années du KST pour examiner les tendances générales des conflits dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, les principaux facteurs contribuant à la violence et les défis plus larges des efforts de maintien de la paix.

« Plus de 130 groupes armés se battent pour d’innombrables raisons dans les provinces du Kivu, à l’Est de la RD Congo, faisant de cette région l’un des endroits les plus violents au monde», a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch.

Avant de poursuivre : «Comprendre qui commet les atrocités est la première étape pour faire en sorte que les responsables rendent des comptes et pour mettre fin aux abus ».

Cependant, parmi les causes des atrocités qui sont perpétrées dans le Grand Kivu, ce rapport mentionne les forces de sécurité nationale.

« Au lieu de rétablir la sécurité, les forces de sécurité du gouvernement congolais ont fréquemment commis des exactions contre les civils qu’elles sont censées protéger. Des responsables politiques, des services de renseignement et des forces de sécurité ont créé, soutenu et utilisé des groupes armés au Kivu et ailleurs dans le pays, souvent pour prendre le contrôle de la terre, des ressources minières ou des rackets fiscaux … », peut-on y lire.

En outre, les résultats de ce rapport indiquent que les combats qui touchent les civils sont restés à des niveaux alarmants au Kivu au cours de deux dernières années.

L’épicentre de la violence est le territoire de Beni : « presqu’un tiers de tous les meurtres de civils ont eu lieu ici, principalement à cause des combats entre les forces de sécurité congolaises et la rébellion des Forces démocratiques alliées (Allied Democratic Forces, ADF) ».

Les autres points chauds incluent le territoire de Rutshuru, où plus d’un tiers des enlèvements ont eu lieu. Plus au Nord, là où les territoires de Rutshuru, Walikale, Masisi et Lubero se rencontrent, d’importants combats ont opposé l’armée congolaise, en alliance avec des milices locales, et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé composé en grande partie des Hutu rwandais.

Les hauts plateaux des territoires de Fizi et d’Uvira, à la pointe Sud du Sud-Kivu, ont constitué un autre point critique en 2017, les dynamiques régionales exacerbant les rivalités ethniques entre les communautés Banyamulenge et Bafuliro. Des rebelles burundais, quelques-uns soutenus par le gouvernement rwandais, se sont battus contre des rebelles rwandais et des groupes Maï-Maï congolais, dont certains ont, à leur tour, reçu un soutien des gouvernements congolais et burundais.

St Augustin K.

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Lokondo et Mutiri rejettent leur suspension du Palu et Alliés

 

Le regroupement Palu et Alliés est dans la tourmente. À la base de ce climat délétère, il y a cette décision portant suspension de trois cadres du regroupement, à savoir Elvis Mutiri wa Bashara, Henri-Thomas Lokondo et Hyacinthe-Richelieu Lumumba, respectivement 1er, 2ème vice-présidents du regroupement et rapporteur adjoint du bureau exécutif. Lugi Gizenga,  président du regroupement, vient de décider de leur suspension pour une durée indéterminée, les privant au passage de droit d’éligibilité aux avantages dus au regroupement. Réagissant à cette décision inique prise en violation de l’Acte constitutif du regroupement, les trois cadres rejettent la sanction et réaffirment le contenu de leur lettre adressée au coordonnateur du FCC dans laquelle ils demandent de ne pas considérer la liste des ministrables lui transmises par Lugi Gizenga.

Lokondo

 En fait, dans une correspondance datée du mardi 13 août, le président du regroupement PALU et Alliés, Lugi Gizenga, a suspendu pour une durée indéterminée trois personnalités dont Henri-Thomas Lokondo. L'élu de Mbandaka et ses camarades d’infortuné ne sont plus éligibles aux avantages reconnus ç tout membre de la plateforme. Dans cette correspondance, Gizenga Lugi indique que Lokondo tout comme Mutiri et Lumumba remettent en cause les actions du regroupement et brisent ainsi la loyauté envers les objectifs poursuivis par l'autorité de la plateforme.

Les trois personnalités n’ont pas tardé à réagir. Dans une correspondance datée d’hier mercredi 14 août, avec copie pour information à l'Autorité morale du FCC, le sénateur Joseph Kabila, et dont Le Potentiel s'est procuré une copie, Mutiri, Lokondo et Lumumba font observer à Lugi Gizenga que sa décision est prise en violation des articles 11 et 16 de l’Acte constitutif du regroupement.

« C’est le Conseil national du regroupement qui est l’organe suprême habilité à prendre des décisions, notamment de sanctionner, et non pas le président du Conseil national et ainsi, votre acte est nul et de nul effet », mentionnent-ils dans la correspondance.

S’agissant des sanctions, il est rappelé à Lugi que le barème des sanctions est prévu à l’article 22 de l’Acte constitutif du regroupement et non à l’article 21 et, il n’est prévu nulle part une « suspension à durée indéterminée avec privation des droits d’éligibilité aux avantages revenant au regroupement ». Il s’agit là d’une pure invention perçue par les suspendus comme une astuce dans le but simplement d’écarter les alliés de leur participation au gouvernement.

Par ailleurs, Lokondo, Mutiri et Lumumba sont revenus sur le débat relatif au seuil électoral et le nombre d’élus du regroupement. L’on note : « Si le regroupement Palu et Alliés a accédé à l’éligibilité à l’intérieur du FCC, c’est par le fait qu’il a eu le seuil électoral, obtenu avec le concours actif des Alliés, et sans lequel le Palu n’aurait pas eu d’élus et, par conséquent, il n’aurait pas été éligible aux avantages du FCC, renseignements vérifiables auprès de la CENI », soulignent les signataires de la correspondance. Ils citent pour preuve le fait que, outre les cinq députés nationaux que les Alliés ont apporté au regroupement, ils ont obtenu, en provinces, des sièges là où le Palu n’avait pas traditionnellement une assise politique solide, notamment dans le Haut-Katanga (2 députés provinciaux), au Nord-Kivu (2 députés provinciaux), à l’Equateur (1 député provincial) et au Sud-Kivu (2 députés provinciaux), alors qu’en même temps, par manque de seuil, le Palu a perdu à Kinshasa, un de ses bastions traditionnels.

Violation de l’Acte constitutif

S’agissant des accusations de duplicité et de manque de loyauté depuis la fin des élections de 2018, la correspondance rappelle à Lugi Gizenga la forte campagne de diabolisation d’Henri-Thomas Lokondo qui a été enclenchée par des leaders du Palu. « Ceux-ci ont fait preuve, par ailleurs, de duplicité en prenant acte d’une part, lors de la réunion du Conseil national élargie aux membres du bureau politique du Palu, de la candidature de l’honorable Henri-Thomas Lokondo, 2ème vice-président au perchoir de l’Assemblée nationale, ce qui vaut validation, avant de faire volte-face, de manière unilatérale et spectaculaire sans consulter le Conseil national. Toujours dans le cadre de la diabolisation des partenaires politiques Alliés, le présidence du regroupement Palu et Alliés ne s’était pas empêchée de donner procuration à deux cadres du regroupement aux fins de contester à la Cour constitutionnelle, l’élection de l’honorable Elvis Mutiri wa Bashara, 1er vice-président du regroupement, ce qui constitue un véritable scandale en ce qui concerne la solidarité qui doit caractériser le fonctionnement de toute organisation politique », souligne-t-on dans la correspondance.

Dans la foulée, il est fait remarquer à Lugi Gizenga que son attitude à vouloir agir et s’accaparer seul des avantages réservés au regroupement Palu et Alliés, en substituant le Palu à ce dernier, constitue une violation des articles 6 et 7 de l’Acte constitutif du regroupement. Lokondo, Mutiri et Lumumba rejettent ainsi la sanction prise contre eux et réaffirment le contenu de la lettre n°045/CPNK/CSAS/2019 du 12 août 2019, par laquelle ils demandent au coordonnateur du FCC de ne pas considérer la liste des ministrables lui transmises par Lugi Gizenga.

st Augustin K.

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14 août 2019

Lokondo et Mutiri rejettent leur suspension du Palu et Alliés

 

Le regroupement Palu et Alliés est dans la tourmente. À la base de ce climat délétère, il y a cette décision portant suspension de trois cadres du regroupement, à savoir Elvis Mutiri wa Bashara, Henri-Thomas Lokondo et Hyacinthe-Richelieu Lumumba, respectivement 1er, 2ème vice-présidents du regroupement et rapporteur adjoint du bureau exécutif. Lugi Gizenga,  président du regroupement, vient de décider de leur suspension pour une durée indéterminée, les privant au passage de droit d’éligibilité aux avantages dus au regroupement. Réagissant à cette décision inique prise en violation de l’Acte constitutif du regroupement, les trois cadres rejettent la sanction et réaffirment le contenu de leur lettre adressée au coordonnateur du FCC dans laquelle ils demandent de ne pas considérer la liste des ministrables lui transmises par Lugi Gizenga.

 En fait, dans une correspondance datée du mardi 13 août, le président du regroupement PALU et Alliés, Lugi Gizenga, a suspendu pour une durée indéterminée trois personnalités dont Henri-Thomas Lokondo. L'élu de Mbandaka et ses camarades d’infortuné ne sont plus éligibles aux avantages reconnus ç tout membre de la plateforme. Dans cette correspondance, Gizenga Lugi indique que Lokondo tout comme Mutiri et Lumumba remettent en cause les actions du regroupement et brisent ainsi la loyauté envers les objectifs poursuivis par l'autorité de la plateforme.

Les trois personnalités n’ont pas tardé à réagir. Dans une correspondance datée d’hier mercredi 14 août, avec copie pour information à l'Autorité morale du FCC, le sénateur Joseph Kabila, et dont Le Potentiel s'est procuré une copie, Mutiri, Lokondo et Lumumba font observer à Lugi Gizenga que sa décision est prise en violation des articles 11 et 16 de l’Acte constitutif du regroupement.

« C’est le Conseil national du regroupement qui est l’organe suprême habilité à prendre des décisions, notamment de sanctionner, et non pas le président du Conseil national et ainsi, votre acte est nul et de nul effet », mentionnent-ils dans la correspondance.

S’agissant des sanctions, il est rappelé à Lugi que le barème des sanctions est prévu à l’article 22 de l’Acte constitutif du regroupement et non à l’article 21 et, il n’est prévu nulle part une « suspension à durée indéterminée avec privation des droits d’éligibilité aux avantages revenant au regroupement ». Il s’agit là d’une pure invention perçue par les suspendus comme une astuce dans le but simplement d’écarter les alliés de leur participation au gouvernement.

Par ailleurs, Lokondo, Mutiri et Lumumba sont revenus sur le débat relatif au seuil électoral et le nombre d’élus du regroupement. L’on note : « Si le regroupement Palu et Alliés a accédé à l’éligibilité à l’intérieur du FCC, c’est par le fait qu’il a eu le seuil électoral, obtenu avec le concours actif des Alliés, et sans lequel le Palu n’aurait pas eu d’élus et, par conséquent, il n’aurait pas été éligible aux avantages du FCC, renseignements vérifiables auprès de la CENI », soulignent les signataires de la correspondance. Ils citent pour preuve le fait que, outre les cinq députés nationaux que les Alliés ont apporté au regroupement, ils ont obtenu, en provinces, des sièges là où le Palu n’avait pas traditionnellement une assise politique solide, notamment dans le Haut-Katanga (2 députés provinciaux), au Nord-Kivu (2 députés provinciaux), à l’Equateur (1 député provincial) et au Sud-Kivu (2 députés provinciaux), alors qu’en même temps, par manque de seuil, le Palu a perdu à Kinshasa, un de ses bastions traditionnels.

Violation de l’Acte constitutif

S’agissant des accusations de duplicité et de manque de loyauté depuis la fin des élections de 2018, la correspondance rappelle à Lugi Gizenga la forte campagne de diabolisation d’Henri-Thomas Lokondo qui a été enclenchée par des leaders du Palu. « Ceux-ci ont fait preuve, par ailleurs, de duplicité en prenant acte d’une part, lors de la réunion du Conseil national élargie aux membres du bureau politique du Palu, de la candidature de l’honorable Henri-Thomas Lokondo, 2ème vice-président au perchoir de l’Assemblée nationale, ce qui vaut validation, avant de faire volte-face, de manière unilatérale et spectaculaire sans consulter le Conseil national. Toujours dans le cadre de la diabolisation des partenaires politiques Alliés, le présidence du regroupement Palu et Alliés ne s’était pas empêchée de donner procuration à deux cadres du regroupement aux fins de contester à la Cour constitutionnelle, l’élection de l’honorable Elvis Mutiri wa Bashara, 1er vice-président du regroupement, ce qui constitue un véritable scandale en ce qui concerne la solidarité qui doit caractériser le fonctionnement de toute organisation politique », souligne-t-on dans la correspondance.

Dans la foulée, il est fait remarquer à Lugi Gizenga que son attitude à vouloir agir et s’accaparer seul des avantages réservés au regroupement Palu et Alliés, en substituant le Palu à ce dernier, constitue une violation des articles 6 et 7 de l’Acte constitutif du regroupement. Lokondo, Mutiri et Lumumba rejettent ainsi la sanction prise contre eux et réaffirment le contenu de la lettre n°045/CPNK/CSAS/2019 du 12 août 2019, par laquelle ils demandent au coordonnateur du FCC de ne pas considérer la liste des ministrables lui transmises par Lugi Gizenga.

St Augustin K.

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La Fondation les Rachetés organise la première édition de la Conférence des filles et femmes rachetées

 

Filles et femmes de Kinshasa et d’ailleurs sont attendues du 26 au 31 août 2019 à la Première Conférence des filles et femmes rachetées, Coffra. Ce grand rendez-vous de prière leur est fixé par la Fondation Les Rachetés de la Révérende Deborah Margret Olukemi, alias Maman d’Alliance.

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Du 26 au 31 août 2019, la Fondation les Rachetés (Fora) organise la première Conférence des filles et femmes rachetées (Coffra). Ces journées de prière et de délivrance, sous le thème «  Je suis le Dieu qui te guérit » vont réunir autour de la Révérende Deborah Margret Olukemi, alias Maman d’Alliance, des filles et femmes de Kinshasa et d’ailleurs, sans considération de foi, de religion, ni de conditions sociales.

Durant les six jours de la Coffra, les convives et fidèles de tous bords seront gracieusement servis par un plateau relevé des conférenciers. A côté de la Révérende Deborah Margret Olukemi, présidente de la Fondation Fora et hôte de la cérémonie, il y a trois autres femmes puissantes, particulièrement ointes de la part du Seigneur pour briser toutes les fondations séculaires qui lient les destinées de plusieurs de filles de l’Eternel. Au programme, on note la participation des Révérendes Prudence Mukadi, Mimie Kawata et Annie Kondo wa Kondo.

Chaque jour se tiendront deux sessions : le matin, soit de 8h30 à 12h30, ce sont les ateliers sur plusieurs thématiques intéressantes. Ces activités traiteront de sous-thèmes ci-après : « Intelligence financière  et entrepreneuriat » par la Révérende Annie Kondo wa Kondo ; « Intelligence financière de la femme » qui sera décortiqué par la Révérende Mimie Kawata ; « Comment gérer les fondations familiales », sous-thème qui sera exploité par l’hôte de l’événement, la Révérende Deborah Margret, Maman d’Alliance ; « Les jeunes filles », sous-thème que vont décortiquer un panel d’orateurs parmi lesquels, il y a la sœur Winnie Biansueki, la sœur Diane-Elisabeth Ambila et Mama Mianda. A l’ouverture de cette plage, se tiendra un atelier médical animé par des experts de l’art de guérir.

La deuxième plage fera la part belle aux femmes servantes de Dieu, c’est-à-dire pour celles qui sont appelées au ministère de l’Evangile.

A cette occasion, l’hôte de l’événement entretiendra les convives sur une thématique tout aussi importante, à savoir : « Comment gérer les tempêtes : moi femme pasteur, moi femme du pasteur, moi femme au foyer ». Alors que la troisième plage  est réservée aux mariés uniquement, car  elle traitera des « relations au sein du couple ». Pour ce sous-thème, la Révérende Mimie Kawata et le frère Jacques Ambila seront à la manœuvre pour servir le peuple de Dieu.

Historique et missions de Fora

Dans la soirée, soit de 16h30 à 20h00, se tiendront chaque jour les plénières pour l’explosion de la Parole, la prière intense et les délivrances de toutes les infirmités (physiques, matérielles, financières, spirituelles).

Femmes de Kinshasa et d’ailleurs, un seul rendez-vous est inscrit à votre agenda du 26 au 31 août 2019 : la première édition de la Conférence des filles et femmes rachetées, Coffra en sigle.

Nulle part ailleurs, rendez-vous est pris au n° 43, avenue Forces Armées, ex-Haut Commandement, dans l’enceinte du Complexe scolaire  Bienheureuse Anuarite en diagonale de l’Ecole Nationale des Finances, à Kinshasa/Gombe.

         La Fondation les Rachetés  s'inspire du  livre de Job 14.7-9. Dans son agir, FORA démontre d'une façon lumineuse qu'en Christ; il y a toujours à espérer. Il y a encore une vie qui commence après un coup dur dans la vie, une déception...

Des femmes avec le statut de veuves et sans emploi doivent comprendre que la vie continue... Il en est de même pour des orphelins qui doivent embrasser la vision de Dieu afin de s'engager dans la vie tout en ayant une perspective spirituelle différente. Tel était le cas pour Esther, orpheline - mais Dieu l'a mis au large sur une terre étrangère. Les filles-mères, les divorcées et tous les laissés-pour-compte, la Parole de Dieu vous redonne l'espérance pour des lendemains meilleurs tant que vous avez la vie (Ecclésiaste, 9:4.  La Mission globale de la FORA divise en 6 piliers,  savoir ; (re) donner de l'espoir aux désespérés ; (re) donner/communiquer la force aux faibles ; pourvoir aux besoins des nécessités ; réconforter les âmes abattues ; panser les plaies des cœurs brisés ; répandre la Parole de Dieu aux disposés.

Mariée, et mère de trois enfants biologiques, la Révérende Deborah Margret Olukemi a exercé comme Pasteur à temps plein pendant 20 ans au ministère avec son mari. Dieu s’est révélé à lui et lui a dit : « Je suis ton SEIGNEUR. Je suis ton MAITRE. En plus, je suis ton CREATEUR. Je t’ai créée pour une mission spéciale ».

En avril 2016, Dieu lui confia une mission très particulière de fonder un organe social dénommé « FONDATION LES RACHETES ».

Pour tout contact, appelez au +243 810707307  898888822  999908668 Facebook : Fondation les Rachetés

St Augustin K.

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Carnet rose : Armel et Fanny unis pour le meilleur et la vie

 

 

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Deux anciens de l’IFASIC, Armel et Fanny, ont décidé d’unir leur sort pour le meilleur et pour la vie. Pour ce faire, ils ont choisi de convoler en justes noces le vendredi 9 août.

 

Vendredi 9 août, une date mémorable pour Armel Langanda Manteka,  journaliste du quotidien « Le Potentiel ». Il a choisi de s’unir pour le meilleur et pour la vie avec l’élue de son cœur, Fanny Mampuya Kiangebeni. C’est aussi en ce vendredi de toutes les promesses qu’ils ont décidé de célébrer leur union devant les fidèles de la communauté évangélique MIEVI de N’Djili. Mais leur mariage était déjà scellé le jeudi 8 août par l’officier de l’état civil.

Pour ce jour mémorable de grâce, le désormais couple Langanda a choisi la salle polyvalente « Tout est grâce » dans la municipalité de Kasa-Vubu, pour tout couronner, avec en toile de fond la grandiose soirée dansante organisée pour les convives. En cette soirée de tous les rendez-vous, la salle Grâce met sa plus belle robe pour accueillir les deux amoureux. Tout y est féérique. Les invités de tous âges et tous sexes affluent par couple ou par grappes.

Il sonne 22h30’ au carillon lorsque le maître de cérémonie annonce l’arrivée des jeunes mariés. Les cris d’allégresse et les acclamations fusent de toutes parts dans la salle qui est du coup surchauffée. Armel et Fanny - le plus beau couple de cet instant - entrent escortés par une foule en liesse. Cela, d’un pas cadencé au rythme d’une mélodie anglophone à la mode. L’homme, de blanc vêtu, arbore un nœud et un gilet noirs. La femme, pareille à une princesse de l’Empire du Milieu avec ses yeux bridés, porte une robe blanche à dentelles.

 

C’est le moment des présentations. Armel Langanda, né le 20 mai, est journaliste au quotidien « Le Potentiel ». Il est diplômé en sciences de la communication. Armel est le 6ème enfant de papa Kitenge Gaspard – paix à son âme – et de maman Langanda Audrade, des Bambunda du Kwilu. Sa bien-aimée Fanny, née le 8 octobre et licenciée de l’IFASIC aussi, a pour géniteurs papa Mampuya Taka Georges et maman Thérèse Muimba Musongi, tous du Kongo Central.

La remise des cadeaux a lieu à 22h09’, suivi du buffet froid à 23h40’. Le disco-jockey distille des tubes envoûtants, où se retrouvent les chansons de Julio Iglesias et de Sam Mangwana. Le bal dansant s’ouvre à 0h50’ à un rythme endiablé. Les mariés ouvrent la piste accompagnés du couple parrain. Et tout le monde s’y précipite. Les époux se révèlent des merveilleux danseurs. Armel n’a rien à envier à Fally Ipupa. On y voit les « Bana IFASIC » et les « Bana Chine ».

Enfin, le gâteau de mariage atterrit à 1h59’ sous une lumière tamisée. Fanny le découpe. Armel lui fait goûter un morceau, et Fanny place un autre dans la bouche de son prince charmant sous des applaudissements frénétiques. A 2h15’, celle qui vient de rompre avec le célibat monte sur la piste, tourne le dos aux jeunes filles célibataires et leur jette son bouquet de fleurs, afin que celle qui l’attrape ait la chance de trouver bientôt un époux. Mais c’est un garçon audacieux qui s’en empare.

Les chansons et danses se sont succédé jusqu’à 6h00’ du matin, et personne ne semblait fatigué. Quant à la boisson, elle a coulé à flots sans discontinue. 

St Augustin K.

 

 

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