société, environnement, économique de la RDC

30 juillet 2020

Kinshasa: La CONEPT RDC dresse le bilan du projet «Clubs des jeunes contre la violence»

Quatre ans après avoir exécuté le projet « Clubs des jeunes contre la violence » (CJCV) à Bumbu, Kintambo et Makala (Kinshasa), la CONEPT RDC constate que ce projet a permis, entre 2016 et 2018, à 2 827 jeunes gens de sortir ou de ne pas rejoindre des groupes violents (gangs) grâce à l’action de 142 clubs et à moins 764 jeunes filles de se libérer du poids traumatisant des violences subies dans la communauté au travers 40 clubs entre 2019-2020.

St Augustin K. ( saintaugustink@gmail.com)

 

Exécuté pendant quatre ans, soit d’août 2016 à août 2020, par la Coalition nationale de l’éducation pour tous (CONEPT RDC) en milieu scolaire, avec l’appui de Promundo US, le  projet « Clubs des jeunes contre la violence à Kinshasa » (CJCV) touche à sa fin.

Affiche CONEPT

Ce projet visait à empêcher les jeunes garçons et filles âgés de 10 à 19 ans de rejoindre les groupes violents ou gangs dans les communes de Bumbu, Kintambo et Makala. La CONEPT RDC a travaillé avec 10 écoles dans chacune de ces communes. C’est donc un total de 30 écoles qui étaient concernées pour les trois communes.

A terme, a fait savoir Mme Chantal Kalala, chargée de Communication et Plaidoyer à la CONEPT RDC, le projet a permis d’opérer des transformations individuelles en ce sens qu’il a contribué à réduire des comportements qui prônent la violence, augmenter la perception de l’efficacité personnelle et attitudes d’équité entre les sexes chez les adolescents ayant participé aux sessions d’éducation de groupe dans les écoles ciblées par le projet.

                En termes de statistiques, ce projet a formé, entre 2016 et 2018, durant les phases 1, 2, 3 et 4, plus de 2827 jeunes gens au sein de 142 clubs. Alors qu’entre 2019-2020, durant les phases 5 et 6, un total de 764  filles a été formé par le biais de 40 clubs. Par ailleurs, on estime à 60 000 les personnes sensibilisées dans la communauté à travers les célébrations communautaires, les petites campagnes organisées dans les écoles à la fin de chaque session et à travers la distribution des outils de sensibilisation.

Au cours de la dernière année du projet, notamment au cours des phases 5 et 6, la Coalition a dû travailler avec la cible « jeune fille ». Victime du harcèlement et des violences sexuelles en famille et à l’école, la jeune fille a été guérie de son traumatisme.

 Clubs des jeunes filles

Elle a aussi compris que c’est la société qui a façonné l’homme-bourreau, notamment avec les valeurs traditionnelles. Grâce au club, la jeune fille a pu se rendre compte qu’elle a de la valeur et acquis des ressources pour se défendre non pas physiquement mais de décider avec raison sur telle ou telle autre question de la vie.

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L’idée de monter ce projet a germé à partir du phénomène « kuluna » qui sévit dans la société congolaise ; lequel a conduit à la violence.

En créant des clubs spécifiques à la jeune fille, la CONEPT RDC a répondu à un besoin de la société congolaise ; laquelle a constaté que le phénomène violence gagnait déjà la gent féminine.

Seulement voilà, le travail de terrain a démontré que les filles étaient, dans leur grande majorité, victimes de harcèlement et violences sexuelles en milieu familial et communautaire (scolaire).

Grâce au projet CJCV, beaucoup de filles ont témoigné des violences sexuelles qu’elles ont subies en famille et à l’école. Elles ont compris que malgré ces sévices, elles doivent sortir du traumatisme, car se recroqueviller sur elles-mêmes n’était pas la solution à leur problème.

 

Jeunes au passé douloureux

Au chapitre témoignages, les clubs des jeunes ont donné à la jeune fille victime des violences sexuelles l’occasion de se libérer d’un fardeau psychologique traumatisant.

Starlette, élève de 4ème année des humanités pédagogiques, a eu des rapports sexuels forcés et réguliers avec son père. A la suite du traumatisme subi, l’adolescente devient lesbienne, statut qu’elle a du mal à quitter. En contrepartie, le père la gâte des présents. Pour se soustraire des griffes de son bourreau de père, Starlette a dû aménager dans la famille maternelle, avec option de rompre tout contact avec son père.

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Bénédicte est, pour sa part, violée par son frère aîné alors qu’elle revenait de l’école brûlante de fièvre. En famille, personne ne fait attention à son calvaire ; surtout pas la mère qui ne veut rien entendre de ces histoires qui riment à de « fausses accusations ». Plus méchant, le père la chasse du toit parental. Bénédicte gagne la rue et le club mène désespérément des recherches, sans possibilités la relocaliser.

De son côté, Patou, élève d’une école de Kintambo, rougit en évoquant ce passé. « Depuis l’internat, mes amis m’ont initié à la consommation du chanvre et autres substances psychoactifs. A chaque prise, je sentais un bouleversement psychologique. Je devenais brusquement têtu, impoli et indiscipliné vis-à-vis de l’autorité scolaire ; ce qui m’a valu une exclusion définitive. Revenu sur Kinshasa, j’ai continué de  consommer chanvre et produits psychoactifs. Mais avec ce que j’ai appris au club, j’ai résolu de tout abandonner. Merci pour ce projet qui a permis de sortir du trou », a-t-il raconté au groupe.

 

L’après-projet

Pour consolider les résultats du projet, la CONEPT RDC plaide pour la prise en charge psychosociale des victimes de violences sexuelles, notamment pour les guérir des traumatismes subis. Il leur faut aussi une prise en charge sociale dans la mesure où, à cause des violences subies en famille et à l’école, les victimes ne se sentent pas en sécurité dans ces deux milieux. Elles sont tentées d’aller dans la rue.

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Enfin, une prise en charge économique s’impose, surtout pour ces jeunes gens pleins de bonne volonté et déterminés à sortir des groupes violents mais sont butés au manque de revenu. La tentation de retourner dans la rue est donc grande pour cette cible.

Au regard du résultat éloquent obtenu à l’issue du projet, il y a nécessité  d’institutionnaliser sa méthodologie. Cela passe par l’implication du ministère de l’EPST ainsi que des autorités scolaires afin d’obtenir la transformation comportementale dont ont fait preuve les jeunes au sortir des sessions d’éducation de groupe sur la masculinité positive et la perception du genre.

Entretemps,  la CONEPT RDC continue de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités politiques pour obtenir l’institutionnalisation effective de ce projet.

A son lancement, le projet CJCV s’est assigné, entre autres objectifs, de contribuer à réduire l'adhésion des jeunes et adolescents âgés de 10-19 ans aux groupes violents tel que le kuluna ; amener les jeunes à s’engager à prévenir la violence en milieu familial et communautaire.

 

 

 

 

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28 juillet 2020

Covid-19 : 230 nouvelles personnes sorties guéries des Centres de traitement

 

St Augustin K. ( Saintauagustink@gmail.com)

Bien que la pandémie de coronavirus ne soit pas encore vaincue en RDC, il y a néanmoins une lueur d’espoir au regard du nombre de patients sortis des Centres de traitement Covid (CTCo). Pour la seule journée du lundi 27 juillet, ce sont 230 nouvelles personnes sorties guéries des CTCo, dont 123 dans les autres provinces, notamment  et 107 à Kinshasa. Pour un total de 8.873 cas confirmés, il y a 5.930 personnes guéries. C’est ce qui ressort du Bulletin n°126 du lundi 27 juillet 2020 du secrétariat technique du Comité multisectoriel de la riposte à la Covid-19.

 

Covid3

Selon ce document, le pays aligne un cumul total de  8.873, dont 8.872 cas confirmés et 1 cas probable, depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020. Au total, il y a eu  208 décès  (207 cas confirmés et 1 cas probable).

Après échange avec la Division provinciale de la santé (DPS) du Kwilu, il ressort que parmi les 6 cas confirmés rapportés pour cette province, il y a eu doublon d’un cas.

COVID Patient

En effet, une patiente a été notifiée deux fois. Cela ramène le nombre de cas confirmés du Kwilu à 5 cas et le cumul des cas, à ce jour, revient à 8.873 ; 59 cas suspects détectés après investigations ; 30 nouveaux cas confirmés, dont 20 à Kinshasa, 5 en Ituri, 3 dans le Haut-Uélé et 2 au Nord-Kivu ; 242 échantillons testés. Aucun nouveau décès parmi les cas confirmés ; 230 nouvelles personnes sorties guéries des CTCo, dont 123 dans les autres provinces, notamment  et 107 à Kinshasa.

Dans les 15 provinces touchées, la situation épidémiologique se présente de la manière suivante : Kinshasa   (7.479 cas) ; Kongo Central (359 cas); Sud-Kivu (286 cas) ; Nord-Kivu      (284 cas) ; Haut-Katanga (275 cas) ; Lualaba (75 cas) ; Ituri (50 cas); Tshopo (24 cas); Haut-Uélé  (23 cas) ; Equateur (5 cas) ; Kwilu (5 cas) ; Sud-Ubangi (4 cas) ; Haut-Lomami (1 cas) : Kasaï (1 cas) et Kwango (1 cas).

 

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Le diplomate soudanais chez Ngobila pour réchauffer les relations Kinshasa-Karthoum

St Augustin K ( saintaugustink@gmail.com)

L'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Soudan  en RD Congo, Hussein Elamin Elfadil, a rendu, ce mardi 28 juillet, une visite de courtoisie au gouverneur de la ville de Kinshasa. Cette visite a servi de cadre au diplomate soudanais pour faire part à Gentiny Ngobila de la nomination du nouveau gouverneur de la ville de Khartoum. Car, dans l’entendement de M. Hussein Elamin Elfadil, il était question d’examiner la faisabilité de renouer la coopération entre Kinshasa et Khartoum, avec des projets de développement dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Le diplomate soudanais s'est dit prêt à soutenir l'opération Kinshasa-Bopeto avec tout ce qui peut contribuer à la réussite de ce programme d'assainissement de la ville de Kinshasa. Par ailleurs, il a rassuré que son pays peut collaborer avec la ville de Kinshasa dans plusieurs secteurs, notamment culturel, économique avec des projets spécifiques.

On rappelle que profitant du lancement de l'opération Sokola boulevard Lumumba, le week-end dernier, le gouverneur de la ville de Kinshasa a concrétisé sa promesse de desservir toutes les communes de la capitale rd-congolaise en Wi-Fi. Le samedi 25 juillet, il a offert le kit V-sat à la commune de Masina dont la maison communale a, sur-le-champ, été connectée au réseau Internet.  Pour l'autorité urbaine, cette connexion gratuite par Wi-Fi permettra aussi bien aux élèves qu'au reste de la population de cette partie de la ville à mener des recherches sur Internet sans débourser les moindres sous. Les autres communes du district de la Tshangu devaient être connectées dès le lundi 27 juillet 2020. Il s'agit des communes de N'Djili, Kimbanseke, N'Sele et Maluku où les équipes techniques sont déjà déployées dans le cadre du projet Schoolap.

Il sied de noter que ce don numérique du premier citoyen de la ville fait suite au lancement, il y a un mois, de l'implantation du Wi-Fi dans toutes les écoles primaires et secondaires de la ville de Kinshasa dont la cérémonie s'était déroulée au sein du complexe scolaire Mokengeli, à Lemba.

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Kinshasa: Ngobila lève la mesure de limitation de passagers dans les transports en commun

 

St Augustin K. ( saintaugustink@gmail.com)

Par l'arrêté n° 22, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, vient de lever la mesure limitant le nombre de passagers dans le transport en commun. L’annonce a été faite par le ministre provincial des Transports, Honoré Mbokoso. Au terme de cet arrêté, l’autorité provinciale précise que « le nombre de passagers doit correspondre au nombre de sièges ». Néanmoins, elle insiste sur le fait que tous les passagers à bord soient porteurs de masques.

Pour le ministre provincial, « chaque chauffeur doit afficher l'itinéraire et la grille tarifaire ».

M. Mbokoso prévient par ailleurs que « les fourrières sont ouvertes. Si on arrête quelqu'un, il doit exiger sa quittance. Il ne faut pas payer de n'importe quelle manière ». En plus de ce qui se fait déjà, « il y aura aussi des dépanneuses pour tracter les véhicules à la fourrière », a annoncé par ailleurs le ministre provincial des Transports.

Port correct et obligatoire du masque

Port du masque dans le transport

 

Par ailleurs, le commissaire provincial de la police, ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, a, dans une communication dans les médias, le week-end dernier, martelé sur le port correct et obligatoire de masques. Il a promis de déployer à travers la ville des unités de police pour contrôler et faire appliquer cette décision. Si le chef de l’Etat a levé la mesure de l’état d’urgence sanitaire, la pandémie de coronavirus n’a pourtant pas été vaincue. Et pour s’en protéger, la population est astreinte au port correct et obligatoire du masque dans les lieux publics.

Transport en commun

« La Police sera à pied d'œuvre dès demain (samedi 26 juillet 2020, NDRL). Tout contrevenant arrêté payera une amende de 5 mille francs », a averti le général Sylvano Kasongo.

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L’Observatoire de la dépense publique plaide pour l’opérationnalisation de la Cour des comptes

 

Dans ces efforts de lutte contre la corruption sous toutes ses formes que déploie l’autorité publique, il est nécessaire de rendre opérationnelle la Cour des comptes par le vote d’une loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de cette juridiction spécialisée en matière de des finances publiques.

St Augustin K. ( saintaugustink@gmail.com)

L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) estime qu’il est nécessaire de mettre effectivement en œuvre la loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de la Cour des Comptes en République démocratique du Congo. Ceci, afin de mieux lutter contre la corruption, sous toutes ses formes. Dans un communiqué rendu public le lundi 27 juillet, l’ODEP invite le président de la République, Félix Tshisekedi, à s’y impliquer.

Cour des comptes

« Pour l’instant, nous invitons le président de la République, Félix Tshisekedi à mettre en œuvre la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour des comptes, qui est une juridiction spécialisée en matière de finances publiques », écrit l’ODEP.

Depuis son accession à l’indépendance, constate l’ODEP, la RD Congo n’a pas encore été dotée d’une Cour des comptes complètement installée et stable.

« L’organisation d’une première Cour des comptes après l’indépendance remonte de 1963. Cette Cour était régie par la loi du 16 avril 1963. Cette Cour a, par la suite, continué à fonctionner sous l’empire des articles 152 et 154 de la Constitution de Luluabourg du 1er août 1964 », rappelle cette organisation de contrôle citoyen.

L’ODEP regrette le fait que, bien qu’innovante, la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour des comptes n’est pas appliquée jusqu’à ce jour.

« Aucun règlement intérieur n’a été élaboré, le Conseil supérieur de la Cour des comptes n’est pas mis en place, etc. Le règlement intérieur est indispensable, car il doit fixer le cadre organique de la Cour des comptes, ceci conformément à l’article 12, alinéa 3, point 1 de la loi organique en vigueur », regrette-t-il.

En rappel, la Cour des comptes est la seule institution autorisée par la loi de juger « les comptes des comptables publics pour aboutir soit à des arrêts de quitus, soit à des arrêts de débet suivant les modalités prévues dans le règlement général sur la comptabilité publique ».

Tout en souhaitant la revalorisation de la Cour des comptes, l’ODEP déclare avoir pris acte de la série d’ordonnances présidentielles nommant par exemple les animateurs de la Cellule nationale de renseignements financiers (CENAREF).

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Reprise des cours : Le ministère de l’EPST décline le calendrier réaménagé

St Augustin K. (saintaugustink@gmail.com)

La date de la reprise des cours ayant été annoncée par le chef de l’Etat dans son discours de levée de l’état d’urgence sanitaire, il appartenait au ministre d’Etat, ministre de l’EPST, Willy Bakonga, d’organiser toutes les activités inhérentes à cette reprise des cours. La priorité était donc de rendre public le calendrier réaménagé pour les 30 jours de cours restants.

Elèves sur le chemin

 

D’entrée de jeu, il faut préciser que cette rentrée des classes concerne seulement les élèves finalistes du primaire et du secondaire.

Dates à retenir

De ce calendrier, il ressort des dates importantes à retenir, notamment le TENAFEP fixé du jeudi 13 au vendredi 14 août 2020 ; l’Exétat du lundi 24 au jeudi 27 août 2020 et la clôture de l’année scolaire le jeudi 3 septembre 2020.

Néanmoins, la session ordinaire de l’examen de l’Etat sera précédée des épreuves hors-session qui se déroule suivant ce calendrier : dissertation (lundi 17 août 2020) ; oral de français et pratique professionnelle (mercredi 19 au samedi 22 août 2020).

La participation au TENAFEP est gratuite pour les élèves  du secteur public, mais les élèves qui fréquentent les écoles privées agréées payeront des frais de participation fixés par arrêté des gouverneurs de province.

Ces autorités provinciales sont priées de prendre des dispositions pratiques pour une meilleure application des mesures barrières dans tous les établissements scolaires. Au nombre de ces mesures, il y a le respect de la distanciation physique ; le lavage obligatoire des mains avant l’entrée et à la sortie des classes et en toutes autres circonstances ; le prélèvement de la température immédiatement après le lavage des mains, le port du masque obligatoire. M. Bakonga rassure les parents que toutes les dispositions logistiques ont été prises par le gouvernement pour que toutes les écoles ciblées soient dotées d’un dispositif d’hygiène conséquent pour protéger élèves et enseignants de la Covid-19.

 Pas d’année blanche

Il n’y aura pas d’année blanche aussi bien à l’EPST qu’à l’ESU. Ces assurances ont été données lundi 27 juillet par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaire coutumières, au sortir d’une réunion présidée par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Réunion à laquelle ont pris part, notamment les ministres sectoriels, les membres du comité de riposte à la pandémie de coronavirus,  le vice-gouverneur de Kinshasa et le commissaire provincial de la Police, ville de Kinshasa.

élèves congolais

Déjà, au niveau des établissements d’Enseignement supérieur et universitaire, il a été procédé le même lundi à la désinfection des auditoires. Pour ce faire, les activités administratives dans ces établissements vont reprendre le 3 août prochain et les enseignements le 10 août. Il sera question d’une reprise progressive avec comme priorité les classes et promotions terminales.

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26 juillet 2020

La CONEPT RDC dresse le bilan du projet «Clubs des jeunes contre la violence»

Quatre ans après avoir exécuté le projet « Clubs des jeunes contre la violence » (CJCV) à Bumbu, Kintambo et Makala (Kinshasa), la CONEPT RDC constate que ce projet a permis,   entre 2016 et 2018, à  2 827 jeunes gens à sortir ou à ne pas rejoindre des groupes violents (gangs) grâce à l’action de 142 clubs et à moins 764 jeunes filles à se libérer du poids traumatisant des violences subies dans la communauté au travers 40 clubs entre 2019-2020.

St Augustin K. ( saintaugustink@gmail.com)

 Exécuté pendant quatre ans, soit d’août 2016 à août 2020, par la Coalition nationale de l’éducation pour tous (CONEPT RDC) en milieu scolaire, avec l’appui de Promundo US, le  projet « Clubs des jeunes contre la violence à Kinshasa » (CJCV) touche à sa fin.

 

 

Ce projet visait à empêcher les jeunes garçons et filles âgés de 10 à 19 ans de rejoindre les groupes violents ou gangs dans les communes de Bumbu, Kintambo et Makala. La CONEPT RDC a travaillé avec 10 écoles dans chacune de ces communes. C’est donc un total de 30 écoles qui étaient concernées pour les trois communes.

A terme, a fait savoir Mme Chantal Kalala, chargée de Communication et Plaidoyer à la CONEPT RDC, le projet a permis d’opérer des transformations individuelles en ce sens qu’il a contribué à réduire  des comportements qui prônent la violence, augmenter la perception de l’efficacité personnelle et attitudes d’équité entre les sexes chez les adolescents ayant participé aux sessions d’éducation de groupe dans les écoles ciblées par le projet.

                En termes de statistiques, ce projet a formé, entre 2016 et 2018 durant les phases 1, 2, 3 et 4, plus de 2827 jeunes gens au sein de 142 clubs. Alors qu’entre 2019-2020, durant les phases 5 et 6, un total de 764  filles a été formé au sein de 40 clubs. Par ailleurs, on estime à 60 000 les personnes sensibilisées dans la communauté à travers les célébrations communautaires, les petites campagnes organisées dans les écoles à la fin de chaque session et à travers la distribution des outils de sensibilisation.

Au cours de la dernière année du projet, notamment au cours des phases 5 et 6, la Coalition a dû travailler avec la cible « jeune fille ». Victime du harcèlement et des violences sexuelles en famille et à l’école, la jeune fille a été guérie de son traumatisme.

 Clubs des jeunes filles

Elle a aussi compris que c’est la société qui a façonné l’homme-bourreau, notamment avec les valeurs traditionnelles. Grâce au club, la jeune fille a pu se rendre compte qu’elle a de la valeur et des moyens de se défendre non pas physiquement mais de décider avec raison sur telle ou telle autre question de la vie.

Elèves sur le chemin

L’idée de monter ce projet a germé à partir du phénomène « kuluna » qui sévit dans la société congolaise ; lequel a conduit à la violence.

En créant des clubs spécifiques à la jeune fille, la CONEPT RDC a répondu à un besoin de la société congolaise ; laquelle a constaté que le phénomène violence gagnait déjà la gent féminine.

Seulement voilà, le travail de terrain a démontré que les filles étaient, dans leur grande majorité, victimes de harcèlement et violences sexuelles en milieu familial et communautaire (scolaire).

Grâce au projet CJCV, beaucoup de filles ont témoigné des violences sexuelles qu’elles ont subies en famille et à l’école. Elles ont compris que malgré ces sévices, elles doivent sortir du traumatisme, car se recroqueviller sur elles-mêmes n’était pas la solution à leur problème.

 

Jeunes au passé douloureux

Au chapitre témoignages, les clubs des jeunes ont donné à la jeune fille victime des violences sexuelles l’occasion de se libérer d’un fardeau psychologique traumatisant.

IMG-20200721-WA0011

 

Starlette, élève de 4ème année des humanités pédagogiques, a eu des rapports sexuels forcés et réguliers avec son père. A la suite du traumatisme subi, l’adolescente devient lesbienne, statut qu’elle a du mal à quitter. En contrepartie, le père la gâte des présents. Pour se soustraire des griffes de son bourreau de père, Starlette a dû aménager dans la famille maternelle, avec option de rompre tout contact avec son père.

Bénédicte est, pour sa part, violée par son frère aîné alors qu’elle revenait de l’école brûlante de fièvre. Personne ne fait cas de son calvaire. La mère ne veut rien entendre de ces histoires qui riment à de « fausses accusations ». Plus méchant, le père la chasse du toit parental. Bénédicte gagne la rue et le club mène désespérément des recherches, sans possibilités la relocaliser.

De son côté, Patou, élève  de l’institut Kimvula (Kintambo), rougit en évoquant ce passé. « Depuis l’internat, mes amis m’ont initié à la consommation du chanvre et autres substances psychoactifs. A chaque prise, je sentais un bouleversement psychologique. Je devenais brusquement têtu, impoli et indiscipliné vis-à-vis de l’autorité scolaire ; ce qui m’a valu une exclusion définitive. Revenu sur Kinshasa, j’ai continué de  consommer chanvre et produits psychoactifs. Mais avec ce que j’ai appris au club, j’ai résolu de tout abandonner. Merci pour ce projet qui a permis de sortir du trou », a-t-il raconté au groupe.

 

L’après-projet

Pour consolider les résultats du projet, la CONEPT RDC plaide pour la prise en charge psychosociale des victimes de violences sexuelles, notamment pour les guérir des traumatismes subis. Il leur fait aussi une prise en charge sociale dans la mesure où, à cause des violences subies en famille et à l’école, les victimes ne se sentent pas en sécurité dans ces deux milieux. Elles sont tentées d’aller dans la rue.

élèves congolais

Enfin, une prise en charge économique s’impose, surtout pour ces jeunes gens pleins de bonne volonté et déterminés à sortir des groupes violents mais sont butés au manque de revenu. La tentation de retourner dans la rue est donc grande pour cette cible.

Au regard du résultat éloquent obtenu à l’issue du projet, il y a nécessité  d’institutionnaliser sa méthodologie. Cela passe par l’implication du ministère de l’EPST ainsi que des autorités scolaires afin d’obtenir la transformation comportementale dont ont fait preuve les jeunes au sortir des sessions d’éducation de groupe sur la masculinité positive et la perception du genre.

Entretemps,  la CONEPT RDC continue de mener des actions de plaidoyer auprès des autorités politiques pour obtenir l’institutionnalisation effective de ce projet.

On rappelle que le projet « Clubs des jeunes contre la violence à Kinshasa » s’est assigné, entre autres objectifs de contribuer à réduire l'adhésion des jeunes et adolescents âgés de 10-19 ans aux groupes violents tel que le Kuluna ; amener les jeunes à s’engager à prévenir la violence en milieu familial et communautaire.

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Une rentrée scolaire par défi : L’école, foyer potentiel de contamination à la Covid-19

Aucune disposition n’étant prise pour protéger les élèves de la pandémie de Covid-19, l'école  risque de devenir un foyer potentiel de contamination.

St Augustin K.( saintaugustink@gmail.com)

Le gouvernement, par le biais du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), vient de rendre public un calendrier de  reprise des cours. Ce document fixe la rentrée scolaire pour ce lundi 3 août. Et de manière spéciale, les élèves ne rentrent à l’école que pour achever les 30 jours restants sur les 180 qu’il faut pour épuiser le programme scolaire. Et selon le même document, la clôture de l’année scolaire est fixée au 3 septembre 2020.

Si la mesure annonçant la reprise  des cours est saluée par tout le monde –les enfants ayant passé près de 4 mois de vacances forcées-, elle soulève néanmoins quelques inquiétudes. Et plusieurs questions restent sans réponses. Un tour dans ces écoles permet de comprendre que rien n’est fait à quelque 7 jours de cette rentrée scolaire.

 Aucune disposition pratique

Cette période avant la rentrée devait connaître un grand déploiement d’équipes qui s’affairent aux préparatifs, notamment la désinfection des locaux ; l’assainissement du milieu scolaire ; l’aménagement des salles de classes en respectant la distanciation physique ; l’aménagement des latrines salubres ; l’acquisition des matériels de protection (masques, lave-mains, gels hydro alcooliques et savons…) ; l’adduction d’eau potable, car il existe des écoles sans point d’eau…

élèves congolais

Tous ces éléments sont indispensables à la reprise sécurisée des cours dans les écoles de la RDC, surtout que les élèves reprennent le chemin de l’école dans un contexte de crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 ; laquelle secoue l’humanité entière.

 La reprise des cours est fixée. C’est une bonne chose, mais le ministre de l’EPST ne dit rien sur les dispositions pratiques prises avant cette rentrée ; la taille du budget alloué aux écoles pour faire face à la Covid-19 ; l’accroissement de la capacité d'accueil de ces infrastructures devant recueillir la population scolaire au 3 août prochain ; la formation des responsables d'écoles et enseignants sur la riposte à la Covid-19 ; la capacité des élèves (surtout les tout petits) à porter un masque de 7h à la sortie des classes ; etc.

Sans des réponses appropriées à tout ce questionnement, il est donc clair que le gouvernement propose une reprise des cours par défi qui risque, à terme, de se relever une menace au bien-être de la population. Car l'école peut devenir un foyer potentiel de contamination à partir duquel les ménages vont facilement être contaminés. Et l’État sera dans l’incapacité de prendre en charge un nombre important de contaminés à la Covid-19

 L’exemple sud-africain doit enseigner

 L’exemple sud-africain devait servir de témoin. Au pays de Mandela, l’école, rouverte il y a quelques jours, est en train de refermer ses portes en catastrophe, sur fonds de flambée de l’épidémie de Covid-19.

Elèves sur le chemin

 

Si un État bien loti comme l’Afrique du Sud rencontre des défis avec le retour des élèves à l'école, qu’en sera-t-il avec le gouvernement congolais qui peine à réunir les moyens de proposer une réponse efficace à la pandémie de la Covid-19 ?

 La voie de sortie

La voie de sortie serait de calculer la moyenne réalisée au premier semestre pour décider du passage des classes ou du redoublement des élèves des classes montantes. A défaut bien entendu de décider du passage de tous les élèves en cette année spéciale. Quitte à renforcer l’évaluation de ces apprenants au cours de l'année scolaire 2020-2021.

A vrai dire, ce qui est faisable, c’est organiser la reprise des classes terminales qui vont affronter les épreuves nationales de l’Exétat et du TENAFEP. Car, avec les finalistes seuls, il y a moyen de respecter les mesures barrières (port du masque, lavage des mains et distanciation physique), étant donné que les écoles vont gérer un nombre moins important d’élèves, avec en bonus des locaux libérés par les élèves des classes inférieures restées à la maison. Agir autrement, c'est ordonner une reprise des cours par défi et ouvrir la voie à une contamination à grande échelle de la population.

 

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21 juillet 2020

Le FCC dans la rue le vendredi 24 juillet

St Augustin K. ( saintaugustink@gmail.com)

Le Front commun pour le Congo, plateforme chère à Joseph Kabila, sera dans la rue, le vendredi 24 juillet. L’annonce a été faite dans la soirée de ce mardi 21 juillet. Pour ce faire, les élus FCC ont été mis au pas pour réussir une mobilisation à la taille de ce qu’ont été les manifestations respectives de l’UDPS, LAMUKA et du CLC.

Néhémie Mwilanya

 

Seulement voilà, à la différence de premières manifestations, le FCC sera dans la rue pour soutenir les institutions du pays.

 Chaque député et leader a été instruit pour mobiliser au moins 125 membres, car ce vendredi-là, le FCC entend mobiliser au moins 12 mille manifestants, question de démontrer à la face du monde la force de pénétration sociologique des partis politiques qui composent la plateforme.

Shadary

Selon des informations qui ont fuité des rencontres de ces élus, une murmure monte parmi ces élus dont la plupart sont frustrés. Ils disent attendre voir la mobilisation et le degré d’implication des super députés Mwilanya, Minaku, Lumanu et autres avant de s’impliquer. D’autres, se disent non concernés par ce mot d’ordre. « Que ceux qui étaient aux affaires pendant 18 ans se mobilisent et délient le cordon de la bourse. Car, il faut des moyens pour mobiliser la foule de marcheurs », susurrent-ils révoltés.

 

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Levée de l'état d'urgence : Le pire est devant nous

 

St Augustin K. ( saintaugustink@gmail.com)

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, annonce la fin de l’état d’urgence sanitaire ce mardi 21 juillet 2020.

Cette communication a eu lieu au terme de la sixième et dernière prorogation de l’état d’urgence sanitaire par la Chambre basse du Parlement.

Si cette mesure est saluée par la population qui subit les contrecoups du confinement qui dure depuis le 24 mars dernier. Or cette impliquait une restriction totale des libertés individuelles et collectives des populations qui devaient  désormais mener une vie au minima, avec beaucoup d’interdits, et de nouvelles habitudes, notamment le lavage régulier des mains, le port des masques, fin les salutations et les accolades, la distanciation physique…

Avec la levée de l’état d’urgence, c’est vrai que la population recouvre sa liberté, mais sans être totalement libre, car la menace de la pandémie de Covid-19 est omniprésente. Et d’’ailleurs, le nombre de contaminations quotidiennes ne fait qu’augmenter, mais les gestes barrières sont de plus en plus négligées.

Dans le transport en commun, la distanciation physique est foulée aux pieds, la limitation du nombre de passagers devient le cadet des soucis des transporteurs qui, au lieu de deux passagers par banc, sont passés à trois, sans explication. Le port du masque est superbement ignoré dans certains quartiers de la capitale.

A défaut d’organiser des veillées mortuaires, des familles se permettent de ramener à domicile des dépouilles mortelles, avec tous les attroupements que cela entraîne dans la cité, sans regard aux gestes barrières. Les fêtes, les offices religieux sont de nouveau organisés, en catimini et parfois au vu et au su des éléments de l’ordre visiblement dépassés par la force des choses.

Le professeur Jean-Jacques Muyembe, Coordonnateur du secrétaire technique du Comité de la riposte, a donc eu raison de plaider pour un déconfinement progressif ; question de mesurer jusqu’où la pandémie pourrait être maîtrisable.

Mais on sait déjà que le gouvernement a annoncé, le jeudi 16 juillet 2020 à l'issue d'une réunion avec le Comité multisectoriel de riposte à la Covid 19 présidée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba que, l’état d’urgence sanitaire ne sera plus prorogé.

Vendredi 17 juillet, au cours de la réunion du conseil des ministres, le coordonnateur du Secrétariat technique avait  fait remarquer que le respect des gestes barrières reste une condition essentielle à la réussite du déconfinement progressif consécutif à la levée de l’état d’urgence. Autrement, il pourrait être envisagé le re-confinement, à l’instar de ce qui s’est passé en Afrique, en particulier à Madagascar, au Maroc et en Algérie. Le Premier ministre devrait donner au gouvernement des orientations afin de la levée  progressive d'état d'urgence.

Dans le même cadre, le député national Jean-Pierre Lihau a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi sur la levée de l'état d’urgence.

Entretemps,  le Bulletin n°119 du lundi 20 juillet 2020 du Secrétariat technique du  comité multisectoriel de la riposte à la pandémie de la Covid19 en RDC (CMR COVID-19), fait mention d’un cumul de 8.534 cas, depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, dont 8.533 cas confirmés et 1 cas probable.

Au total, il y a eu  196 décès  (195 cas confirmés et 1 cas probable) et 4.528 personnes guéries ; 151 cas suspects détectés après investigations ; 91 nouveaux cas confirmés, dont 73 à Kinshasa, 12 en Ituri et 6 au Nord-Kivu ; 649 échantillons testés 2 nouveaux décès parmi les cas confirmés ; 193 nouvelles personnes  sont sorties guéries des CTCO.

Dans les 14 provinces touchées, la situation épidémiologique se présente de la manière suivante : Kinshasa    (7.254 cas) ; Kongo Central (359 cas) ; Sud-Kivu  (276 cas) ; Haut-Katanga (260 cas) ; Nord-Kivu (236 cas) ; Lualaba (75 cas) ; Ituri (27 cas) ; Haut-Uélé (18 cas ) ; Tshopo (14 cas); Kwilu (4 cas) ; Sud-Ubangi (4 cas) ; Equateur (4 cas) ; Haut-Lami (1 cas )  et Kwango (1 cas).

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